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Samedi 10 mai 2008













Petite nouveauté dans mon "classement évolutif" (oui, je sais, vous vous en foutez, tout ce qui vous intéresse, c'est le classement des blogueurs...) les albums sont regroupés maintenant par genre (même si je liste ceux que je considère comme les 20 meilleurs) car :
1. Il est toujours un peu bizarre de comparer des albums aussi différents, par exemple, qu'un album de folk et un album d'électro.
2. Le classement devenait assez illisible, 250 albums les uns à la suite des autres, ça ne veut pas dire grand chose...

Le problème, c'est que de nombreux albums sont difficiles à ranger dans une catégorie (faut-il mettre le Portishead dans l'électro ou le rock ? S. Tellier, pop ou électro ?), et les frontières entre les genres sont de plus en plus minces actuellement... mais bon, ça me semble plus pertinent tout de même de séparer en carégories.

Les liens vers mes articles sont colorisés, ceux vers les myspace sont juste soulignés.

 

 

Les 20 meilleurs :

1. Nick Cave and the Bad Seeds - Dig, Lazarus, Dig !!!
2. Portishead - Third
3. Man Man - Rabbit Habits
4. Olga Kouklaki - Getalife
5. Isobel Campbell/Mark Lanegan - Sunday at Devil Dirt
6. The Kills - Midnight Boom
7. Foals - Antidotes
8. Lizz Wright - Orchard
9. Nine Inch Nails - Ghosts I-IV 
10. Four Tet - Ringer
11. The Gutter Twins - Saturnalia
12. Black Mountain - In the future
13. The Raconteurs - Consolers of The Lonely
14. Kaki King - Dreaming Of Revenge
15. Syd Matters - Ghost days
16. Adam Green - Sixes and Sevens
17. Supergrass - Diamond Hoo Ha
18. Ez3kiel - Battlefield
19. Dark Lotus - The Opaque Brotherhood
20. The Do - A Mouthful



Classement par genres :


Rock, pop

1. Nick Cave & the Bad Seeds - Dig, Lazarus, Dig !!! (9)
2. Man Man - Rabbit Habits
3. The Kills - Midnight Boom (8)
4. Foals - Antidotes (8)
5. Nine Inch Nails - Ghosts I-IV (8)
6. The Gutter Twins - Saturnalia (7)
7. Black Mountain - In the future (7)
8. The Raconteurs - Consolers of The Lonely (7)
9. Adam Green - Sixes and Sevens (7)
10. Supergrass - Diamond Hoo Ha (7)
11. The Do - A Mouthful  (6)
12. Xiu Xiu - Women as Lovers
13. The Mars Volta - The Bedlam In Goliath (6)
14. Morcheeba - Dive Deep (6)
15. Bob Mould - District Line (6)
16. Robots in Disguise - We're in the music biz (6)
17. Sons and Daughters - This Gift (6)
18. Forest City Lovers - Haunting Moon Sinking (6)
19. Vampire Weekend - Vampire Weekend (5)
20. Kaizers Orchestra - Maskineri (5)
21. M83 - Saturdays = Youth (4)
22. R.E.M. - Accelerate (4)
23. Sleepercar - West Texas (4)
24. The Magnetic Fields - Distortion (4)
25. Hot Chip - Made in The Dark  (4)
26. My Morning Jacket - Evil Urges (3)
27. The Kooks - Konk (3)
28. Nada Surf - Lucky (3)

Folk-rock, Folk

1. Campbell/Lanegan - Sunday at Devil Dirt (8)
2. Lizz Wright - Orchard (8)
3. Kaki King - Dreaming Of Revenge (7)
4. Syd Matters - Ghost days (7)
5. Kathleen Edwards - Asking for flowers (6) 
6. Radar Bros - Auditorium (4)

Electro, trip-hop

1. Portishead - Third (9)
2. Olga Kouklaki - Getalife (8)
3. Four Tet - Ringer (8)
4. Ez3kiel - Battlefield (7)
5. Kelpe - Ex-aquarium (6)
6. Winona - Winona (6)
7. Alec Empire - The Golden Foretaste Of Heaven (5)
8. Sebastien Tellier - Sexuality (5)
9. Jori Hulkkonen - Errare Machinale Est (5)

Hard, metal

1. Testament - The Formation of Damnation (5)
2. Meshuggah - ObZen (4)
3. Whitesnake - Good To be Bad (1)

Hip-Hop

1. Dark Lotus - The Opaque Brotherhood (7)
2. Snoop Dogg - Ego Trippin' (6)
3. Ekoué - Itinéraire d'un fils d'immigrés (5)

B.O. (non prises en compte dans mon "top 20")

1. Johnny Greenwood - There Will Be Blood (8)
2. Mike Patton - A Perfect Place (7)
3. Stephen Sondheim - Sweeney Todd (6)

 

 Barème :

10. Chef-d'oeuvre absolu
9. Grand album, album d'exception
8. Très bon album
7. Pas parfait, mais très recommandable
6. Pas mal
5. Moyen
4. Bof...
3. Plutôt raté, ou ininintéressant
2. Mauvais
1. Nul
0. Nullité absolue


Nouveautés qui valent le détour (à découvrir sur myspace) :

Laura Barrett -
Earth science 
 

Darez - Le passé me rattrape (lien vers l'article de Nyko qui vous renvoie à son myspace avec 6 titres en écoute... dont l'excellent Echec et Mat, que je vous recommande, morceau bien au-dessus de ce qu'on entend dans le rap français habituellement)

Bof... (pas écouté en entier, découvert sur myspace, mais ça ne m'a pas donné envie d'aller plus loin)  

The Morning Of - The world as we know it



Le classement de Nyko, sur Alternative Sound

par G.T.
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Samedi 3 mai 2008
Tout a commencé avec Hendrix... ce fabuleux musicien à la sensualité débridée, qui faisait corps avec sa guitare comme personne avant lui,  dont les doigts agiles montaient et descendaient avec une folle dextérité sur son gros manche, ce qui mettait toute la jeunesse de l'époque en transe. Ses deux titres emblématiques resteront le magnifique "Hey Joe", écrite pour son compagnon, et Purple Haze avec son fameux message crypto-gay (mais pas si crypté pour qui sait écouter), "s'cuse me, while I kiss the sky" qu'il prononce en fait "s'cuse me, while I kiss this guy", rendez-vous en compte par vous même :

Jimi Hendrix - Purple Haze

A peu près dans le même temps, l'autre groupe à l'origine du hard sera Led Zeppelin, mené par le couple sulfureux Robert "boucles d'or" Plant - Jimmy Page, "l'ange blond" et le "guitariste ténébreux", qui - à la ville comme à la scène - étaient en parfaite osmose, les entrelacs de cris orgasmiques suraigus de Plant et de solos de Page resteront dans les annales du hard.

L'ange blond, Robert Plant, qui ferait passer dans la vidéo suivante Lennon et McCartney pour deux bluesmen rugueux, ou deux bucherons du grand nord :







L'ange blond et Jimmy Page, qui en a fait rêver plus d'un avec son double-manche :







lls frappent un grand coup dès leur premier album, à la pochette qui a fait pas mal jaser pour cet énorme symbole phallique :














C'est avec eux que naît une des branches les plus radicales du "hard", branche qui ne fera pas l'unanimité dans leur communauté, puisqu'ils témoigneront d'une vraie haine pour les femmes, allant jusqu'à proclamer dans Dazed and Confused, au moment paroxystique, "Soul of a women was created below"... ces femmes, créatures de l'enfer, créatures malsaines, vénales, qui pensent gagner leur place au paradis en payant ("she's buying a stairway to heaven")

Led Zeppelin - Dazed and Confused



Hendrix et Led Zep ont posé les bases, et fasciné toute une génération de jeunes mâles : chevelure très longue et féminine, androgynie (Plant), couleurs chatoyantes, jeans moulants, guitariste qui n'est plus un simple accompagnateur mais le "heros" du show, excitant les jeunes hommes venus admirer ce gros engin qu'il manipule avec virtuosité dans des poses provoquantes... le hard est enfin né, on sort du placard, on n'a plus honte d'affirmer ses choix, son identité... mouvement qui ne pouvait naître en d'autres temps que dans ces années 67-68. 

Aux côtés de Led Zeppelin apparaîtront deux groupes phares du hard : Deep Purple et Black Sabbath, qui donneront naissance à des courants majeurs du genre. 

Deep Purple doit beaucoup à Hendrix. Son nom, déjà, référence à "Purple Haze", morceau emblématique dans lequel beaucoup se sont reconnus pour la phrase citée en début d'article, mais aussi la mise en avant de la virtuosité. Sauf que, contrairement à Hendrix dont la virtuosité est toujours au service d'une grande intensité orgasmique et reste profondément ancré dans le blues, ils ouvriront la boite de Pandore en cultivant un certain goût pour le kitsch (mélange rock-classique pas toujours de très bon goût, mais pas aussi grotesques que leurs suiveurs) et l'exhibition technique parfois gratuite. Ils restent capables de pondre de bons morceaux rock - tel "Speed King" écrit en hommage à l'un des amants de Ritchie "Black Amore" Blackmore - mais n'évitent pas quelques dérives qui donneront naissance à beaucoup des "grandes folles exhibitionnistes" du hard, Yngwie " la Sweedish Diva" Malmsteen en tête. A noter aussi que Ritchie Blackmore fondera "Rainbow" - les couleurs de l'arc en ciel sont un des symboles de la communauté gay - en 1975.

Black Sabbath, de son côté, va - comme son nom l'indique - développer un univers plus sombre, flirtant avec le satanisme, qui deviendra un des thèmes majeurs du metal. Pourquoi le satanisme ? Pour deux raisons :
1. Les espoirs nés du flower power sont vite retombés pour beaucoup de jeunes de l'époque, qui voyaient bien que rien ne changeait vraiment, que leurs parents et la société n'acceptaient pas leur "différence". On les rejette, on leur dit que leurs inclinations sexuelles sont "mal", on les culpabilise... soit. Ils vont "exorciser" le poids insoutenable de la culpabilité en jouant les "démons de l'enfer".
2. Le satanisme, c'est le renversement des valeurs judéo-chrétiennes, des impératifs moraux, des normes sexuelles... il s'accompagne souvent d'une sexualité débridée, où toutes les expériences non-conformes aux bonnes moeurs sont valorisées.

Cela donnera le "grand-guignol glam-sataniste", avec les créatures ambigues que sont Alice Cooper et Marilyn Manson, et le satanisme plus radical des frustrés Slayer, puis ceux du Death Metal et, surtout, du Black Metal (dans les 90's). A côté des "grandes folles" colorées, flashy, décomplexées et glam-kitsch dont les médias sont friands, se développeront, de manière plus underground les "grandes folles de l'enfer" du Black Metal aux tenues fantasques et maquillages outranciers, qui, elles, sont coincées entre leur désir d'exhib et d'expression de leur identité, et le poids de cette culpabilité qui les ronge :

























Une chanson qui en dit long... Poison d'Alice Cooper, où "Alice" exprime son incapacité à vivre une relation physique avec une femme. Sa volonté, conditionnée par les injonctions de la société, le pousse vers les femmes, mais rien à faire, on ne peut aller contre sa nature et ses pulsions, le contact physique avec une femme le rebute. Double allégorie, le "Poison" étant à la fois l'effet physique provoqué par le toucher d'une femme, et les injonctions morales qui briment sa nature : 

I want to love you but I better not
Touch (dont touch)
I want to hold you but my senses
Tell me to stop
[...]
I want to taste you but your lips
Are venomous poison
You're poison running through my
Veins


Alice Cooper - Poison



Un mot sur les essentiels AC/DC, qui ont fait beaucoup pour avancer "la cause". Un nom qui annonce la couleur, puisqu'en argot il signifie "à voile et à vapeur" (bissexuel), un guitariste jouant les "écoliers pervers" et se baladant volontiers cul-nu sur scène, et un chanteur... qui a fait son coming-out à la télé dans la vidéo suivante, travesti comme il aimait tant le faire au quotidien :
  
AC/DC - Baby Please don't Go

Dans les années 70, le hard aura une rude concurrence comme "porte-drapeau" de la communauté gay, avec le glam, tout d'abord, puis le disco. Mais il saura à chaque fois rebondir, aller plus loin dans l'excentricité, et s'imposer comme le seul genre musical "durable" représentatif de sa communauté. Lorsque le glam débarque, le hard contre-attaque avec Alice Cooper et Queen, et face à la déferlante disco, il jouera la carte KISS, groupe à faire passer le look disco pour celui de mornes "hétéro-beaufs" :

KISS - I was made for loving You : le mariage du hard et du disco.


Aux côtés de la fascination pour le kitsch et un certain mauvais goût revendiqués par la communauté gay - une manière de se défendre des attaques à son endroit en poussant à l'excès ce pour quoi on la rejette ("puisque vous trouvez que nos préférences sexuelles sont de mauvais goût, nous cultiverons ce mauvais goût") - codes qui deviendront un signe de reconnaissance, va se développer une esthétique de la "virilité surjouée". L'exemple le plus connu du grand public est bien sûr celui des Village People, mais le hard ne sera pas en reste et saura surfer sur cette vague. Avec Lemmy, qui souhaitait intégrer les Village People et tenir le rôle du motard... il passera les castings, mais se fera chiper la place, ce qui lui reste d'ailleurs toujours en travers de la gorge. Il devra se contenter, avec Motörhead, d'une version plus trash et crasseuse des Village People.

Photo de Lemmy - excité comme une puce - prise juste avant son casting chez les Village People :























Dans la surenchère de virilité surjouée et de mauvais goût, le hard a trouvé ses maîtres dans les années 80 en la personne de Manowar, les "Village People de l'âge de pierre" :























Manowar, du "Gay Power Metal", sous-genre du heavy-metal qui, fin 70's début 80's, sera représenté par :

"La vierge de Fer", Iron Maiden, mélange de kitsch coloré et de grand-guignol de série B d'horreur.

Leur premier chanteur, Paul Di'Anno sera viré pour Bruce Dickinson, seulement choisi parce que son nom amusait ceux des autres musiciens dont le goût douteux ne se limitait donc pas seulement à la musique et aux fringues.



















Bruce Dickinson qui reprendra dans son premier album solo "All the young Dudes" de Bowie...

Judas Priest, qui popularise le "total-look SM", surtout via son leader, Rob Halford. Personnage emblématique du Metal, dans lequel se reconnaissent l'essentiel des fans de hard, qui l'ont déifié et surnommé le "Metal God". Il a révélé publiquement en 1998 son homosexualité alors que la plupart de ses confrères, très "chochottes", préfèrent garder un semblant de mystère qui pourtant ne trompe personne. Halford collaborera aussi avec son compagnon, Trent Reznor, sur le projet 2wo... les deux forment un couple sulfureux depuis longtemps, même si les infidélités de Reznor avec Marilyn Manson ont failli avoir raison maintes fois de leur relation.   


















"The Metal God"

Judas Priest - Touch of Evil


Autre groupe qui ne laisse pas vraiment planer de doute, les teutons d'Accept (pas la peine de chercher bien loin pour savoir ce qu'ils demandent "d'accepter") et leur fameux hymne gay, Balls To The Walls :

Accept - Balls To The Walls

Le plus célèbre groupe allemand de hard, Scorpions, dépassera les limites du bon goût... comme tout groupe de hard qui se respecte, par sa musique et son look, mais c'est surtout la pochette zoophile d'Animal Magnetism qui créera scandale :



















A noter que dans les 90's, le "flambeau" du metal allemand sera repris par Rammstein, surnommés par les mauvaises langues les "Village People Nazis" :

















En réaction contre la morbidité de nombreux groupes metal, les californiens de Van Halen vont proposer un hard plus "ensoleillé, fun et flashy". L'insouciance californienne, où les préférences sexuelles des uns et des autres sont bien mieux tolérées qu'ailleurs. Décomplexé, le couple Eddie Van Halen - David Lee Roth l'était. Avec Van Halen, la guitare - symbole phallique fétichisé par des légions de jeunes mâles depuis les origines du hard - s'émancipe totalement, elle devient objet de culte, vénérée pour elle-même sans avoir à s'entourer d'autres musiciens dans ce morceau fondateur, Eruption, dont le nom est une allusion qui n'a rien de subtil. Une "éjaculation de notes" qui fera malheureusement école auprès de ceux qu'on baptisera "guitar-heroes" dans le metal, style plus pertinemment nommé "branlette" dans le milieu rock :

Eddie Van Halen - Eruption   

Le couple Van Halen - David Lee Roth, en bon couple californien, est un couple libre. Dave laisse Ed s'amuser tout seul sur son manche, pendant qu'il va jouer les Zaza Napoli dans sa célèbre reprise de Just a Gigolo, clip où transparaît toute la décomplexion gay californienne, Dave arborant des looks plus excentriques les uns que les autres, faisant passer Boy George (présent dans le clip sous la forme d'un sosie) pour un modèle de sobriété et d'élégance discète :  

David Lee Roth - Just a Gigolo/I ain't got nobody :


Chouette chanson, ceci-dit... et si vous n'avez jamais vu le clip, il vaut le coup d'oeil...

Le glam-metal ira encore plus loin, avec Mötley Crüe, W.A.S.P. ou la "folle tordue des "Twisted Sister" :

























Mais toute cette exhubérance des "grandes folles du hard" agace un peu le milieu rock, pas toujours très ouvert d'esprit sur ces questions. En réaction apparaîtront des groupes rock sans fards et limites homophobes dans les années 80, tels les "hétéro-beaufs" The Smiths et leur fameux "The Queen is Dead", un de leurs "slogans", qui a fortement déplu à la communauté gay, le prenant comme une provocation :

The Smiths - The Queen is Dead

Les images parlent d'elles-mêmes, d'un côté les drag-queens de Mötley Crüe, de l'autre, la virilité tranquille de Morrissey :


Le message a été reçu par certains, qui refusent - pour des raisons diverses, d'ailleurs - cet étalage et cette surenchère. Le syndrome "cage aux folles" touche le hard depuis trop longtemps, et beaucoup de jeunes gays ne se retrouvent plus dans ce genre qui en fait beaucoup trop dans les paillettes, le kitsch ou le pompeux. C'est ainsi qu'apparaît le thrash, plus direct, moins fantasque dans le look, et plus en prise avec les "souffrances et la révolte" de sa communauté (toujours stigmatisée malgré une certaine évolution des moeurs). Le groupe qui va fédérer la communauté hard sera Metallica. 
James Hetfield, le leader charismatique a fondé le groupe avec Lars Ullrich (batteur) et a très rapidement intégré son compagnon, Dave Mustaine. Mais l'idylle entre James et Dave ne résistera pas à la difficile vie de groupe... la rupture sera consommée lorsque Dave surprendra James au lit avec un jeune et joli guitariste, Kirk. Fou de rage, Dave claque la porte et décide de fonder son propre groupe. C'est ainsi que Dave choisira un nom de groupe commençant par les mêmes deux premières lettres, mais dont la 3° est devant dans l'alphabet, pour faire de l'ombre dans les bacs à Metallica et se venger de celui qui l'a trompé. Mal lui en a pris, la jalousie est bien mauvaise conseillère, puisqu'il optera sans réfléchir pour un des noms de groupe les plus ridicules (pourtant, dans le hard il y a une forte concurrence à ce niveau) : Megadeath.

Notez aussi que Kirk a quitté James pour Lars, les deux filent le parfait amour et ne le cachent pas :

 



















James, lui, saura toujours rester assez discret sur sa vie privée, mais il n'en écrira pas moins un des hymnes gays les plus touchants du hard. Sur une vraie musique de midinette, il révèle avec beaucoup de délicatesse et de douceur les atermoiements de son petit coeur sensible. Il s'agit bien entendu du fameux Nothing Else Matters, où Hetfield fait enfin publiquement son coming-out, d'une manière ô combien poignante. Chanson qui deviendra, donc, un hymne pour tous les jeunes gays de l'époque, rarement ont été aussi bien traduits leurs sentiments et aspirations que dans ce texte éloquent :

So close, no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
And nothing else matters

Never opened myself this way
Life is ours, we live it our way
All these words I don't just say
And nothing else matters

Trust I seek and I find in you
Every day for us something new
Open mind for a different view
And nothing else matters

Never cared for what they do
Never cared for what they know
But I know...

So close, no matter how far
Couldn't be much more from the heart
Forever trusting who we are
And nothing else matters

Never cared for what they say
Never cared for games they play
Never cared for what they do
Never cared for what they know
And I know...

Metallica - Nothing Else Matters


Qui d'autre que James Hetfield pouvait saisir avec autant de justesse et de sensibilité les sentiments des jeunes gays de son temps !
Coup de maître, puisque James faisait ainsi taire les quelques-uns qui dans la communauté traitaient les membres de Metallica de "honteuses" qui n'assumaient pas.

Les "power-ballads", fondamentales dans l'hisoire du hard, moments où les groupes dévoilent leurs petits coeurs sensibles et leur goût pour les sucreries écoeurantes.

Il y aurait tant de choses à dire sur la suite... mais par manque de temps, je vais aller un peu plus vite, et lister les autres styles et groupes importants :   

Le speed metal et ses voix de castrats à faire passer Brett Anderson pour Tom Waits.

Les bien-nommés "Sodom", grands amateurs d'hommes en uniforme, avec leur fameux hymne :
Fuck the Police.

Le "progressive-metal" (dont les fers de lance sont Dream Theater) plus communément appelé "chochotte-metal". On vire le hard de tous les poils qui dépassent, on lisse, on peaufine, on se lance dans de longues démonstrations techniques de premiers de la classe, croyant obtenir ainsi une certaine respectabilité auprès de la société... malgré quelques allusions suggestives dans les titres (Dream Theater - Pull Me Under), l'exhib technique ou de vraies ballades de midinettes, on tente de ne pas trop tomber dans les clichés "cage aux folles" du hard. Mais c'est d'un ennui monumental.

- Le death metal, fin des années 80... toujours en phase avec son époque, le metal, par le "death" va exprimer les peurs, angoisses des années sida. Ce fléau traumatise toute la communauté gay, pour laquelle amour et mort deviennent concrètement liés, ce qui explique l'émergence et le succès du death auprès d'une communauté qui n'avait plus de gay que le nom.

- Skid Row : groupe de hard qui a connu un beau succès dans les années 80-90, grâce à son chanteur, Sébastian Bach (sic), bel éphèbe blondinet qui a fait rêver toute la communauté hard. De Slash à Kerry King (Kerry Queen, pour les intimes...) en passant par Joe "The Toxic Queer" Perry, nombreux sont les guitaristes tombés sous son charme, qui ont affirmé être prêts à tout quitter pour lui, et l'accompagner à la ville comme à la scène. Mais il a chaque fois décliné, ce qui aurait suscité de nombreuses rumeurs qui ont fait frémir la communauté hard, rumeurs sur sa prétendue hétérosexualité. Il semblerait maintenant que ces rumeurs ont été lancés à l'époque par Axl Rose, profondément jaloux du beaux Sebastian.  









Skid Row - Youth Gone Wild













- Sepultura, des travestis brésiliennes qui se sont reconverties dans le thrash. 

- Le gothico-lyrico-metal : un des genres les plus populaires (et ridicules) actuellement. Il y a toujours eu une fascination dans la communauté gay pour les divas (ce qui rejoint le goût pour le kitsch). Fascination pour les divas d'opéra chez les gays cultivés issus de l'élite, pour les divas de la variét' (Dalida, Madonna, Gloria Gaynor...) chez les gays des couches plus populaires, et des divas du gothico-lyrique-metal chez les jeunes gays dont la culture se limite à l'héroïc-fantasy, trop peu instruits pour l'opéra. Nightwish, Evanescence, Within temptation, Tristania... des "groupes à chanteuses", et des chanteuses qui en font des tonnes dans le registre soupe-lyrico-kitsch :

Nightwish - End of All Hope    



Within Temptation



A moi de faire mon coming-out... le gothico-lyrico-metal est sans doute le genre que je déteste le plus, il réunit tout ce que je ne supporte pas : démonstrations techniques, lissage variétoche, niaiserie, kitcherie, boursouflures, gothique de supermarché... et pourtant, je trouve le refrain de la chanson suivante assez chouette (j'aime bien l'harmonie vocale à 2 voix de la chanteuse), et le reste de la chanson pas inécoutable (mais rassurez-vous, j'ai honte...) :

Tristania - Mercyside

- Le meilleur pour la fin : Queens of the Stone Age. Sûrement ce qu'il y a de plus intéressant actuellement dans le hard (faut dire aussi qu'il n'y a pas une forte concurrence). Un nom qui annonce la couleur, les "Queens" menées par Josh "Homme" (ça ne s'invente pas...), affichent fièrement leurs inclinations. La vidéo suivante vous permettra de mieux comprendre pourquoi "Homme" est devenu une icône gay : voix haut-perchée, moues sexy, petite chemisette rose, et, surtout, son fameux déhanché sensuel :

QOTSA - First it Giveth

Certains seront sans doute déçu de voir que dans cette vidéo, Nick "les vêtements, moins j'en porte, mieux je me porte" Olivieri a bizarrement gardé le bas.   

Cet article en a sans doute décontenancé - voire consterné - certains (pour ceux qui sont allés jusqu'au bout). Alors quelques explications. Ce n'est en fait qu'une (très longue) Private Joke. Tout part d'un mail à Thom où je lance une bête blague sur les inclinations de James Hetfield, précisant qu'il faudrait penser écrire la "véritable histoire du metal"... il me répond hier en plaisantant : "chiche !"... et voilà. Tout ça pour quoi ? Parce que je jubile à imaginer la tête de Thom qui débarque sur mon blog et voit que je l'ai pris au pied de la lettre. En plus dans un article interminable, avec photos, vidéos... (oui, je sais, tout ça pour ça, je suis un grand gamin...)

De plus... le milieu hard a beau être divers et varié - et prôner pour une partie des valeurs de liberté et de transgression - il compte aussi un certain nombre de réacs homophobes (ce qui est aussi paradoxal que des homophobes fanas d'Elton John et des Scissor Sisters). Savoir qu'en tapant "histoire du hard" il y en a qui tomberont sur cet article, j'avoue que l'idée m'amuse beaucoup... 
par G.T.
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Dimanche 27 avril 2008
Rock        2008 - Mute








Chronique un peu particulière,  puisque je vais en même temps parler du dernier album de Nick Cave, et de son concert à Marseille samedi 26 (première fois que je vois Nick Cave en concert). Pourquoi ce "2 en 1" ?

1. Parce que je suis flemmard, et n'ai pas envie de faire 2 chroniques différentes
2. Parce que l'album, pourtant déjà excellent, prend toute sa dimension sur scène.

Il y a des albums rock subtils qui donnent lieu à des concerts un peu mous (j'avais vu Radiohead lors de la tournée d'OK Computer, c'était magnifique, bien sûr, mais en voulant reproduire sur scène toute la richesse de l'album, joué en finesse, ça manquait tout de même un peu d'intensité)... d'autres rageurs, formidables en live, mais un peu trop bourrins et linéaires lorsqu'on les écoute chez soi. Nick Cave, lui, a trouvé l'alchimie parfaite. Un album suffisamment riche et subtil pour être écouté à tête reposée, mais qui a le potentiel pour devenir "monstrueux" sur scène, rageur, apocalyptique, et sacrément rock'n'roll. Avec deux batteries, on se doutait avant qu'il n'arrive que ça allait cogner fort... et on n'avait pas tort. 

Je rejoins totalement ce que dit
Ska, qui a parfaitement saisi le potentiel "explosif" de l'album, et a bien eu raison d'insister à la fois sur le fait que l'album était plein de subtilités, mais demandait aussi à être écouté le plus fort possible... l'aboutissement étant bien entendu le concert, où à un volume maximal et avec l'énergie folle de Nick Cave et ses Bad Seeds, il est d'une puissance incroyable. Le meilleur exemple est Lie down here (& be my Girl). Grande chanson, celle que je préfère de tout ce que j'ai pu écouter depuis le début de l'année, mais qui n'est pas un "brulôt" furieux et surpuissant... sur album. Par contre, en live, elle le devient. Un des moments paroxystiques du concert, peut-être même le titre qui a le plus retourné la salle. C'est bien une preuve du fait que Dig, Lazarus, Dig !!! est du grand Nick Cave, ses titres, pourtant "neufs", fonctionnent aussi bien sur scène (et même souvent mieux !) que ses grands classiques. Ce n'est pas un simple avis subjectif car :

1. Cela fait une quinzaine d'années que j'écoute Nick Cave en long, en large et en travers, et j'attendais bien sûr les grands titres de Cave qui m'ont tant marqué, plus que ceux du dernier, néannmoins excellent. Comme pour tout "fan", si j'avais eu le choix pour mon premier concert de Cave entre ses grands classiques en live et les titres du dernier, j'aurais opté sans hésité un quart de seconde pour les classiques. Et, après avoir assisté au concert, je pense que je n'aurais pas fait le bon choix...

2. Le public était composé (cela va sans dire) de fans de Nick Cave connaissant vraiment bien son répertoire... mais à voir ses réactions, il a comme moi été plus que conquis par les nouvelles chansons, qui fonctionnent à la perfection en live.

Il y a les groupes qui "explosent" avec un album, et le public attend les titres du dernier, manifestant un respect poli (quand ce n'est pas de l'impatience ou de l'ennui) lorsque le groupe joue ses premiers titres, moins connus. Il y a les "grands groupes", qui sont là depuis un moment, et dont le public, assez peu intéressé par les nouveaux morceaux, attend les classiques. C'est bien le signe pour un groupe qu'il commence à être has-been quand en live ce sont seulement les vieux tubes qui suscitent l'enthousiasme... le passage avant celui, pathétique, où lorsque vous jouez vos nouveaux morceaux, une partie du public se dirige vers le bar, pendant que l'autre siffle...

Mais Nick Cave, lui, est toujours au sommet, ses nouvelles chansons suscitent autant la ferveur du public que ses morceaux de bravoure.        

Pourtant... tout avait très mal commencé. J'ai acheté ma place avant la sortie de l'album. Mais les premières minutes où j'ai mis dans mon lecteur ce Dig lazarus, Dig !!!, ça a été une grosse déception. Je n'ai pas du tout aimé les deux premiers morceaux, indignes de Nick Cave à mon sens (j'ai révisé mon jugement depuis sur ces deux-là). Enorme déception, je me suis dit "je vais enfin le voir en concert, et il faut que ça se passe lorsqu'il sort son plus mauvais album". Je partais de très bas... pour monter au plus haut. Les morceaux suivants m'ont tout de suite rassuré, j'étais là face à du Nick Cave grand cru. Et tout cela s'est terminé hier en apothéose avec ce concert dantesque. 

Pourtant... tout aurait pu très mal se finir. Pas un seul titre du sublimissime No More Shall We Part, rien d'Abattoir Blues (juste The Lyre of Orpheus), seulement un titre de Let Love In et de Murder Ballads (en même temps, ce sont rien moins que mes deux chansons favorites : Red Right hand et Stagger Lee, ça compense). Même pas The Mercy Seat ! Je faisais le malin, lorsque tout le monde gueulait pour le rappel, en disant à ma compagne "pas la peine de hurler à la mort, il va revenir, il peut pas s'en aller sans nous faire The Mercy Seat" et bien... si ! Il y a eu des rappels, mais pas de Mercy Seat... Il n'a pas joué non plus l'exceptionnel From her to Eternity, grand moment du Live Seeds. Pas de The Good Son, Do you Love Me ?, Loverman, Jack The Ripper, Brother my cup is empty, The Wheeping Song etc... bref, tout fan de Nick Cave aurait a priori eu de quoi râler ou sortir frustré de n'avoir pas eu droit à bon nombre de classiques. Mais cela n'a pas été le cas, le concert a été si impressionnant qu'il n'y a qu'une chose à en dire "c'était parfait". Thom l'avait pressenti, il posait dans sa chronique de l'album la question : "Un futur classique ?", la réponse est assurément "oui !' et il suffit de l'entendre sur scène pour comprendre qu'il n'est même pas la peine d'attendre que le temps fasse son oeuvre pour affirmer qu'il l'est.  

Ce doit tout de même être un choc pour ceux qui ont connu seulement le Nick Cave dandy, crooner, cabaret, poète... de tomber actuellement sur un de ses concerts... ils ont de quoi se dire : "c'est qui ce type sur scène" ? c'est qui ce grand
  moustachu rock'n'roll, qui semble tout droit sorti d'un film de Peckinpah (voire de taule), et qui ferait passer Queens of The Stone Ages pour un groupe de bal-musette ?".

Ce n'est sûrement pas en allant voir le film de Scorsese (et Dieu sait si j'adore Scorsese) sur le concert des Stones que vous toucherez à "l'essence" de ce qu'est un vrai concert de rock. La meilleure illustration serait forcément un concert du Nick Cave cru 2008, vous vivrez un moment d'une intensité et d'une puissance assez sensationnelles. Je parlais, l'année dernière, de Grinderman qui renvoyait les petits jeunes qui se targuaient de faire du rock dans les jupes de leurs mères... en live, c'est encore pire (ou mieux). Il est très vivement déconseillé aux jeunes groupes de la scène rock actuelle de passer, lors d'un festival, avant ou après Nick Cave, ils auraient l'air d'aimables garçons-coiffeurs ayant appris le rock sur Brother in Arms de Dire Straits.
Cela ne veut pas dire pour autant que Nick Cave a viré hardcore-bourrin, mais juste que sa musique atteint un degré d'intensité électrique rare. Et je n'ai même pas jusque-là parlé de sa formidable présence sur scène, de sa voix impeccable (rien à voir avec les extraits de live qu'on peut voir via youtube, où elle ne sort pas terrible). Formidable présence, donc, où il est à la fois impérial, totalement habité en "grand-prêtre de l'apocalypse" pendant ses morceaux, puis chaleureux et plaisantant facilement avec le public. Dès la fin du tout premier morceau, d'une puissance et d'une noirceur stupéfiantes (alors que sur album, il est bien plus calme), un fan hurle : I Love You !!!! Nick Cave se tourne vers lui, le pointe du doigt et lui dit d'un air très sérieux et de sa voix grave : I love you too ! le fan renchérit : I love you more !!!! Nick Cave : yes... that's probably true ! Belle complicité aussi sur scène avec Warren Ellis, les deux s'entendent comme larrons en foire (alors que Mick Harvey, de l'autre côté de la scène, semblait un peu plus isolé).  

Quelques ballades, tout de même, pour calmer les esprits... d'ailleurs, le seul tout petit reproche que je pourrais faire, la seule réserve, c'est The Ship Song, qui perdait un peu de son côté "ballade irlandaise" pour virer légèrement, par endroits, "power-ballad". Mais c'est vraiment pinailler... J'ai essayé de me remémorrer la set-list, il est possible que j'en ai oublié un titre ou deux, et je ne garantis pas l'ordre des morceaux (c'est l'émotion, difficile de remettre les choses dans le bon ordre). Il a joué tous les morceaux du dernier... ou presque, j'ai un doute sur Hold on To Yourself, pourtant un de mes titres préférés de l'album, et qu'en plus je reprenais la veille à la guitare... on sait jamais, ils auraient pu avoir besoin d'un guitariste... (que celui qui joue d'un instument et n'a jamais été traversé par cette idée totalement débile et puérile, lorsqu'il va voir un des artistes qu'il admire le plus, qu'existerait la possibilité de jouer avec lui, me jette la première pierre...) 

La set-list était approximativement (en italique, les titres du dernier album) :

Night of The Lotus Eaters
Today's Lesson
Red Right Hand
Dig Lazarus, Dig !!!
Albert goes West

Tupelo
The Ship Song
Midnight Man
Your Funeral, my trial
Moonland
We call Upon The Author

Wanted Man
More News from Nowhere
Lie Down Here (& be my girl)

Deanna
Papa won't Leave you, Henry
Jesus of The Moon

1er rappel :

The Lyre of Orpheus
Hard On For Love
Into my arms

2° rappel :

Stagger Lee


Seulement 2 dates en France, la 2° étant le 29 au casino de Paris... alors si vous aimez le rock (et même si vous n'aimez pas le dernier album, et même si vous ne connaissez que peu Nick Cave) et êtes sur Paris, ne manquez sous aucun prétexte ce concert, c'est un très très grand moment de rock'n'roll. Si j'ai pu convaincre une seule personne d'y aller, je sais que j'aurais fait un heureux. Ou un malheureux, s'il est insensible au rock (mais dans ce cas, fallait lire le reste de l'article, pas se contenter de la phrase précédente).

La chronique de Ska

La Chronique de Thom

[Edit] Pour les fans de Cave qui ne l'ont pas vu en live, petite vidéo, illustrant bien à quoi a pu ressembler le concert et à quel point c'était rock et intense (je m'y croirais presque à nouveau... d'autant plus qu'il avait les mêmes fringues à Marseille). Pour les "fans", bien sûr, car la vidéo est d'assez mauvaise qualité, le son est vraiment pourri (on retrouve ce "torrent d'intensité", mais c'est horriblement brouillon ici) et la vidéo s'arrête avant le paroxysme !

Une nouvelle date a été prévue, à l'Olympia le 9 juin.

Nick Cave and The bad Seeds - Lie down here and be my girl



La version de l'album : Lie Down Here (& be my girl)  

Dig, Lazarus, Dig !!!

  1. Dig, Lazarus, Dig!!!
  2. Today's Lesson
  3. Moonland
  4. Night of the Lotus Eaters
  5. Albert Goes West
  6. We Call Upon the Author
  7. Hold on to Yourself
  8. Lie Down Here (and Be My Girl)
  9. Jesus of the Moon
  10. Midnight Man
  11. More News from Nowhere
par G.T.
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Jeudi 24 avril 2008
Un article qui est du pur copinage... enfin, tout dépend ce que l'on entend par "copinage". S'il s'agit de faire la promo d'amis médiocres et de survendre ce qu'ils font, rassurez-vous, ce n'est pas le cas. Non, il s'agit tout simplement de faire parler d'amis qui le méritent, qui ont un vrai talent mais sont encore trop peu connus !

Après avoir été laissé en jachère un bon moment, le site du Révérend est enfin terminé ! Une bonne occasion, donc, pour reparler de lui, et le faire connaître auprès de ceux qui ne lisaient pas mon blog il y a plus d'un an, lorsque je parlais de son excellent album de reprises.

Sur son site, vous aurez la possibilité d'écouter 5  de ses reprises (cf. rubrique Records), d'autres sont sur myspace. Si vous ne l'avez jamais entendu, courrez-y ! Car c'est marrant un moment tout ce "bruit" autour de la nouvelle star, ces gens qui vous racontent que la nouvelle star est de plus en plus pointue et rock'n'roll... mais bon, ceux-là feraient mieux d'aller prêter une oreille au "Reverend Frost" dont la voix et les interprétations font passer les candidats de l'émission pour ce qu'ils sont : de gentils chanteurs de variété.

Je ne vais pas redire encore une fois tout le bien que je pense de lui, j'en ai déjà parlé dans la chronique de son album. Simplement vous conseiller de monter le volume, de passer d'abord par son myspace, pour écouter St James Infirmary (ma favorite), puis All the way Home... et toutes les autres laissées sur son site et myspace, tant qu'à faire, il n'y a pas de raison de se priver.

Reverend Tom Frost :

Myspace

Le Site

Le blog, Spread The Good Word, avec un "Bloody Evil Party Mix" à télécharger de toute urgence.

Ma chronique de l'album
 
par G.T.
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Mardi 22 avril 2008
L'idée d'un "tag" où chacun ajouterait une question est partie de Thom, elle est passée par Jdm, Idothée, re-Thom et Alf... et c'est à mon tour de m'y coller...

Question 1 (Jdm)Qui a mis en relation la pensée de Pascal nous rappelant que la vie est misérablement courte et celle d'Einstein découvrant que plus on va vite, plus le temps est court ? ».

Celle-là, elle est facile, il s'agit bien entendu de James Dean ! (ça marche aussi avec Ayrton Senna, et sans doute pas mal d'autres...)

Question 2 (Idothée) : En quoi peut-on dire en s'appuyant sur les suites de Fibonacci que Don Juan était un fin théoricien de l'infini à travers sa relation avec les femmes.

Plus compliqué...
La suite de Fibonacci est 1,1,2,3,5,8,13 etc... (fonction exponentielle), et le propr
e de Don Juan, c'est de "consommer" les femmes. Plus il en consomme, plus il a besoin d'en consommer (l'appétit vient en mangeant...) Mais il ne rompt jamais vraiment (si mes souvenirs sont bons), il passe de femme en femme et chaque nouvelle conquête ne devient pas "la seule et unique", juste un numéro de plus, qui s'ajoute à la liste. Puisqu'il n'y a pas de ruptures franches, mais accumulation, chaque fois qu'il se trouve avec une nouvelle conquête, ce n'est pas une relation exclusive, à deux, avec un trait tiré sur son passé, mais une relation qui contient en elle toutes celles qui l'ont précédé, puisque ces relations n'ont pas été "fermées". Tout comme dans la suite de Fibonacci, où il est question d'ajouter à chaque nouveau nombre la somme de tous ceux qui l'ont précédé... Enfin, ça m'étonnerait que ce soit la réponse...
Une réponse en musique, dans le Don Juan de Mozart, avec le fameux "air du catalogue", où Leporello, valet de Don Juan, dresse la liste de tous les types de femmes qu'a séduit son maître. A voir dans le remarquable film de Joseph Losey (pas facile de faire un "opéra filmé", mais lui a réussi avec brio) :





Question 3 - (Thom) : Quel est selon toi le point commun secret entre la question 1 et la question 2 ?

LE TERRORISME ISLAMISTE !!!!

Ce qui, je vous l'accorde, demande quelques explications... qui dit Pascal, dit pari de Pascal... et ceux qui, actuellement, vont le plus loin dans ce "pari", ce sont les terroristes islamistes, qui sont prêts à se faire sauter et en terminer avec cette vie terrestre pour espérer le meilleur dans l'au-delà. Ce sont eux qui misent le plus gros dans ce pari... et tout ça pourquoi ? Pour vivre la vie et les débauches de Don Juan dans un autre monde, auprès des 70 vierges qui leur sont promises... élémentaire, non ?    


Question 4 (Alf) :
Si tu devais impérativement choisir entre le cœur ou le cerveau pour apprécier la musique, quel organe choisis-tu de conserver… et pourquoi?

Ni l'un ni l'autre ! Je garderais... les oreilles
! Beaucoup plus pratiques pour écouter de la musique que le coeur et le cerveau !
Ce n'est pas une simple pirouette... je suis particulièrement sensible aux musiques qui proposent un véritable univers sonore, qui transportent et mènent à une forme de transcendance de la raison et de l'émotion.

Mais bon... pour répondre plus précisément à la question, à savoir si c'est l'émotion ou la raison qui permet de mieux apprécier la musique, je répondrai (comme tout le monde, je suppose) : l'émotion... mais on peut tout de même pinailler. Car le cerveau, c'est aussi la mémoire. Et sans mémoire, c'est l'essentiel du plaisir de la musique qui disparait. C'est bien pour cela qu'on joue tant sur la répétition, les variations, le développement en musique... un morceau de musique sans répétitions, sans repères, où tout change constamment, on ne peut s'y accrocher. 
De toute façon... l'émotion est indissociable de la mémoire, donc du cerveau...

Puisque tout le monde s'est lancé dans des questions compliquées... je vais faire beaucoup plus simple et reposant !

Question 5 (G.T.) : Si vous deviez vivre éternellement à l'intérieur d'un film... lequel, et pourquoi ?
Il ne s'agit bien entendu pas forcément de votre film préféré... si vous êtes un inconditionnel de cinéma d'auteur français et détestez les gros blockbusters américains, vous pourriez très bien préférer vivre éternellement dans "Star Wars" que de vous prendre la tête toute la journée dans un appartement bourgeois en vous demandant si votre copine vous trompe... par exemple... je crois que je choisirais Twin Peaks de Lynch (même si je préfère Mulholland Drive), pour son mystère, son ambiance, ses paysages...
   

Et, pour prendre la suite, je désigne comme "malheureux élu"... Joe ! (désolé...)
par G.T.
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