Radio

RADIO 2009

(cliquez sur le lien ci-dessus pour l'ouvrir dans une autre fenêtre)

 



Les Albums de 2009

Panthéon

Pop, chanson

Lundi 16 juillet 2007 1 16 07 2007 20:24

Sonar Kollectiv / Nocturne     03/2007 ****

thief-sunchild.jpg Il faut sans doute remonter à Coles Corner (2005) de Richard Hawley, pour trouver un album qui ait autant de classe que ce Sunchild. L'album idéal pour savourer un champage millésimé en compagnie d'une fille sublime... 
Bien entendu, ce n'est pas le disque le plus rock'n'roll de l'année, les amateurs de furieux jouant toutes guitares dehors pourraient s'y ennuyer quelque peu, mais ils louperaient un vrai petit bijou. 

Thief, c'est un trio composé de Sascha Gottschalk, Stefan Leisering et Axel Reinemer. Ces deux derniers sont membres de Jazzanova et accompagnent le chanteur-guitariste Gottschalk. Sans doute est-ce parce que deux membres de Jazzanova participent à ce projet qu'ils sont étiquettés "folk-electronica" ou "indie-folk-electronica", car la part d'electro est tout compte fait très discrète sur Sunchild. Des éléments folk et jazzy, quelques touches de bossa-nova, de pop soyeuse et d'easy-listening, le tout concocté avec un grand raffinement. Mélodies soignées, orchestrations subtiles, swing... la grande classe, donc.
Définir cet album comme du "folk-electronica", ou "folktronica", ne signifie pas grand chose. Pour s'en faire une meilleure idée, il faut l'imaginer comme un mélange de Robert Wyatt, Alpha et Kings of Convenience. Un Robert Wyatt qui aurait décidé de composer l'album le plus agréable possible, un Alpha période Come from Heaven en moins électro, et un Kings of Convenience plus groove et sensuel...

Le single ci-dessous n'est pas vraiment représentatif des autres morceaux de l'album, bien plus calmes et rêveurs avec un beau son, limpide, alors que celui de cette vidéo est un peu brouillon. C'est pourtant une très bonne manière de faire connaissance avec le talent mélodique et le charme envoûtant de ce magnifique Sunchild.  





Plusieurs titres en écoute sur leur myspace.



Thief - Sunchild

01 Sunchild 05:19
02 Atlantic 04:15
03 Hold On, Hold On 02:54
04 If There Was A Love 04:20
05 Clouds 06:34
06 Self Portrait 05:11
07 Does It Make Any Sense 02:30
08 Somewhere 04:12
09 I Can’t Remember 05:39
10 (Like) Leaves 04:26
11 Home 04:22
12 Sunchild (Reprise) 01:21

Sunchild dans le classement 2007

Sunchild sur priceminister
Par G.T.
Voir les 18 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 4 septembre 2006 1 04 09 2006 13:51

Pop           06/2006 - Virgin ***

 

Pas beaucoup de temps, comme vous avez pu le remarquer, à consacrer à mon blog en cette rentrée chargée. Pas d’article à rallonge, donc, mais quelques mots sur un des meilleurs albums de ces derniers mois, Victory for the Comic Muse de  Divine Comedy.

 

 

 

 

 

 

Si vous aimez la pop anglaise, les mélodies d’orfèvres et les orchestrations travaillées… vous devez déjà sans doute connaître par cœur les albums de l’irlandais Neil Hannon (Divine Comedy n’est pas à proprement parler un groupe, plutôt la « créature » de Neil Hannon). Pas de virage à 90° pour ce Victory…, donc peu de chance d’être déçu… ni surpris.

 

Par contre, si vous ne connaissez pas, quelques éclaircissements :

 

1. Divine Comedy, c’est un mélange subtil de pop légère, entraînante, lyrique ou mélancolique, de « cabaret songs » d’easy-listening et d’orchestrations baroques et riches. Un héritier des Beatles, du Scott Walker des années 60, de Burt Bacharach et de Kurt Weill (il a d’ailleurs collaboré à l’album d’Ute Lemper dont je parlais précédemment, Punishing Kiss).   

 

2. Victory for the Comic Muse est un très bon Divine Comedy… mais peut-être pas le meilleur. Je recommanderai de se plonger d’abord son précédent, l’excellent Absent Friends (2004), puis Promenade (1994) avant de s’attaquer à son dernier.

 

3. En écoute, pas le titre le plus représentatif de l’album – les autres étant pour la plupart moins sombre – mais tout bêtement celui que je préfère : The Plough

 

Autre article sur Victory... chez Blogart

 

Par G.T.
Voir les 7 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 1 juin 2006 4 01 06 2006 16:05

2000 - DECCA ****

Les chanteuses à voix… souvent ce qui se fait de pire. Sirupeuses, larmoyantes, kitchissimes, constamment dans l’emphase mielleuse et grotesque. Mais elles ne sont heureusement pas toutes pourvoyeuses d’insupportables mélasses gluantes. Il en est une qui tranche avec les autres, qui a un minimum d’ambition esthétique et de goût, qui est donc la meilleure alternative aux québécoises lourdingues… c’est l’allemande Ute Lemper. Elle n’est pas allée pour cet album (ni pour aucun de ses autres disques) demander des chansons à des Obispo, Barbelivien ou autres Goldman, mais, excusez du peu, à Tom Waits, Neil Hannon (Divine Comedy), Nick Cave, Scott Walker (qui a co-produit l’album), Elvis Costello et Philip Glass. Généreux, ils ne lui ont pas offert de chansons médiocres et poussiéreuses traînant au fond de leurs tiroirs, mais de vrais bijoux.

Le répertoire de prédilection d’Ute Lemper est celui de Brecht et Weill, et, comme Kurt Weill, son souci n’est pas de faire de la musique " savante " ou " populaire ", mais de la bonne. Et sur Punishing Kiss, pas de doute, c’est de la bonne…

Elle navigue ici avec succès entre les plus exigeantes des musiques pop et rock (Scott Walker, Nick Cave, Tom Waits…) et la plus " populaire " de la musique savante du XX° (Philip Glass, Kurt Weill). Les mélodies sont si belles, accrocheuses, émouvantes qu’elles peuvent séduire autant l’esthète que le profane. Même les ménagères de moins de 50 ans fans de Céline Dion, Fabian, Ségara & co pourraient se laisser prendre.

A la base, la raison pour laquelle je me suis lancé dans ce blog est le désir de faire découvrir des musiques à la fois exigeantes et accessibles, de m’adresser à ceux qui ne sont pas des " mélomanes avertis " pour leur proposer des alternatives à la " soupe populaire " que gerbent les radios et télés. Je me suis un peu éloigné de cette idée, la plupart des visiteurs étant plutôt des connaisseurs, mais je ne désespère pas de ramener quelques brebis égarés sur le droit chemin… Amen…

Punishing Kiss est ainsi très accessible… à condition de s’arrêter avant le dernier titre. Pourquoi ? Parce que c’est du Scott Walker dernière période, dans la lignée de ce qu’il fait depuis Tilt, avec nappes de cordes hallucinées et tétanisantes, expérimentations diverses, climat oppressant… Magnifique, génial, mais déroutant.

Quelques morceaux choisis de ce qu’a écrit Ute Lemper dans le livret :

The song of this album, written by Elvis Costello, Nick Cave, Neil Hannon, Joby Talbot, Philip Glass, Tom Waits and Scott Walker, are like contemporary Kabarett songs, theatrical and passionate.

Joby Talbot and his fantastic colleagues arranged most of the songs in a creative process with me, except for the two Tom Waits tunes and the work of Scott Walker.

What a joy to sings duets with Neil Hannon, whose voice is a real killer and makes me shiver. He also co-wrote three of the songs with Joby.

Besides being a real Costello admirer, I just love pulling them into my world. His poetry and composition are unbelievably sophisticated and complex.

Nick Cave’s Little Water Song is a jewel on this album. When I heard his demo cassette for the first time with just piano and him singing I was totally overwhelmed. The surreal text together with a rather minimalist melody make a real art song. Nick let us know that he wanted strings for this song. Joby arranged this most beautiful orchestral piece.

I was very surprised and grateful for Philip Glass’s contribution with Streets of Berlin. He originally wrote this song for the movie Bent, adapted from Martin Sherman’s play. […] We approached the song purposely not like a cabaret song, but as a more frightening, violent cry in the dark in today’s underground world of Berlin.

Scott Walker’s piece is an epic work. […] Scott was very clear with his directions. Imagine you would blindfold yourself and plug your ears in 100% darkness and silence, let thoughts go wherever they want to, the sound of your mind, your fears, the sound of images translated into subjectivity : that’s where Scott Walker’s music starts.

I am a Tom Waits fan, so anything I say about him sounds like worship of 500 miles high on good Bavarian grass.

 

Punishing Kiss est un somptueux album… la perfection n’étant pas de ce monde, quelques petits bémols :

Les arrangements sont formidables (Little Water Song, You Were Meant for Me, Scope J…)… mais plus faibles et convenus pour le très beau Tango Ballad de Kurt Weill. Certains trouveront peut-être aussi la prise de son de l’album un peu trop polissée…

Précisons pour conclure que l’édition française comporte un CD bonus avec trois titres de l’album repris en français, dont le morceau de Weill (chanté cette fois en duo non plus avec Neil Hannon, mais Arthur H), The Case Continues qui devient… L’Affaire Continue, et Little Water Song qui devient… Petite Chanson d’Eau.

Difficile de choisir un titre plutôt qu'un autre, ils sont tous très bons et ont chacun leur "personnalité" (l'album n'en reste pas moins très cohérent). Après de longues délibérations, j'ai opté pour le sublime Little Water Song de Nick Cave que je laisse en écoute ici.

Le site officiel d'Ute Lemper :

http://www.utelemper.com/

 

Ute Lemper – Punishing Kiss

1. Little Water Song   (Nick Cave / Bruno Pisek)
2. The Case Continues 
(Neil Hannon / Joby Talbot)
3. Passionate Fight  
(Steve Nieve / Elvis Costello)
4. Tango Ballad 
(Weill/Brecht) duo avec Neil Hannon
5. Couldn't You Keep That to Yourself  (Elvis Costello)
6. Streets of Berlin  (Philip Glass / Martin Sherman)
7. The Part You Throw Away 
(Tom Waits/K. Brennan)
8. Split  (Neil Hannon / Joby Talbot) duo avec N. Hannon
9. Punishing Kiss 
(Elvis Costello/Caït O’Riordan/Declan MacManus)
10. Purple Avenue  (Tom Waits)
11. You Were Meant for Me  (Neil Hannon / Joby Talbot)
12. Scope J  (N.S. Engel
[Scott Walker est son nom d’artiste])

 

Par G.T.
Voir les 11 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 15 mars 2006 3 15 03 2006 15:38

Quand j’entends les mots " chanson française ", je sors mon revolver… Cela a été le cas de très nombreuses années. Et pas seulement pour les pénibles Sardou, Obispo, Johnny, Pagny et compagnie… mais aussi pour Brassens, Brel, Ferré et Gainsbourg ! J’avais beaucoup de mal avec Gainsbourg, car je n’en connaissais que les tubes dont la plupart sont loin d’être ce qu’il a fait de mieux. Mais la découverte de L’histoire de Melody Nelson a été un choc. Qui m’a fait revenir sur certains de mes préjugés.

Je vous entends, de l’autre côté de l’écran, me dire " On s’en fout ! ! Nous raconte pas ta vie, il y a des milliers de blogs insipides faits pour cela ! " Vous avez raison, chers lecteurs, mais cette précision s’imposait, car il faut bien que j’avoue être encore loin d’écouter régulièrement de la " chanson française ", loin de prétendre en être un fin connaisseur.

Faut dire aussi qu’entre la soporifique nouvelle scène française, le rock alternatif binaire et la varièt’ lourdingue, on n’est pas gâtés. Heureusement, quelques-uns sortent du lot. Et Dominique A en fait partie. Sans conteste un des plus talentueux et attachant.

Talentueux et attachant parce qu’il a, dans les années 90, apporté quelque chose de véritablement nouveau, sans pour autant la ramener. Attachant parce qu’il suit son chemin et qu’on ne le retrouve jamais là où se retrouvent en masse les autres chanteurs français. Attachant parce que c’est un écorché vif qui a l’élégance de ne pas sortir ses tripes sur la table, de ne pas prendre la pose de l’artiste incompris, de ne pas hurler ses douleurs en estimant que la terre entière doit cesser de tourner pour les écouter. Il est plutôt discret, modeste, loin du cynisme ambiant. Sa fragilité, ses visées esthétiques il les assume et les incarne sans jouer le systématique clin d’œil appuyé aujourd’hui de mise. Il n’est pas dépourvu d’humour, de légèreté, de distance, mais son désir, c’est faire de la musique, pas le gros malin dans les médias. Il a des ambitions autres que de simplement amuser la galerie, comme le font Bénabar ou Anaïs, et c’est tant mieux.

Venons-en (enfin !) à son dernier album. Première constatation… l’horizon est un très bon cru. C’est dire s’il est réussi, tant Dominique A nous a habitué à un haut niveau de qualité. Peut-être un peu tôt pour le comparer à son précédent album, Tout sera comme avant, aux orchestrations indépassables. Mais aux premières écoutes, L’Horizon n’a pas à rougir face à son génial prédécesseur. Suffit de savoir que c’est du Dominique A pour comprendre que le risque de tomber sur un disque moyen ou médiocre est quasi-nul. Peu savent aussi bien que lui marier la gravité à la légèreté. Grave par sa mélancolie, son exigence, son refus de la mièvrerie et des paillettes. Léger par sa voix aérienne, ses orchestrations subtiles, ses mélodies d’orfèvre. Le single Dans un camion n’est pas son meilleur titre, mais il est en bonne compagnie, avec plusieurs perles. Mention spéciale aux 4 titres en " R ", La Relève - Rouvrir - Retour au quartier lointain et… un trésor, une vraie perle rare, un morceau touché par la grâce, comme jamais ne le sauront les chansons des poids lourds (et légers) de la varièt’, l’incroyablement émouvant (l’expression n’est pas très heureuse, mais " émouvant " est beaucoup trop faible) Rue des Marais. Loin, très loin au-dessus des rengaines larmoyantes qui font le bonheur des radios et télés.

1. L’horizon
2. Rouvrir
3. Dans Un Camion
4. Antaimoro
5. La relève
6. Retour au quartier lointain
7. Music Hall
8. Par l’ouest
9. La pleureuse
10. Rue des marais
11. Adieu Alma

Par G.T.
Voir les 10 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 27 janvier 2006 5 27 01 2006 21:41

2005 - Mute ****

Il vous reste un peu de place dans votre discothèque entre vos Sinatra et Johnny Cash ? Alors rangez-y sans attendre ce sublime album de Richard Hawley. Enfin, ne le rangez pas trop vite, car voilà bien le genre d'album que tout être humain qui n'est pas totalement insensible au plaisir adopte naturellement comme disque de chevet.

 

C’est un pur hasard, mais après avoir parlé d’américains excellant dans le " folk anglais " (Espers et Marissa Nadler) ou dignes successeurs des Beatles (Elliott Smith), après des français à mille lieux de ce qui se fait par ici (Jack the Ripper), après des anglais impeccables dans un registre typiquement américain (les 22-20s) , en voilà encore un qui n’est pas né au bon endroit. Un Johnny Cash qui serait peut-être passé du whisky au champagne, mais qui n’aurait pas vendu pour autant son âme... ni complètement renoncé au whisky. Comment ne pas penser à Cash en écoutant Wading through the water ? Il est toujours présomptueux de faire parler les morts, mais on imagine aisément que Cash n’aurait pas renié ce morceau, comme bon nombre des titres de cet album (tel le très country Just like the rain). Cash, donc, mais aussi Scott Walker et Sinatra. Il y a une telle classe dans les chansons de Richard Hawley que Sinatra, à côté, fait figure de petite frappe italo-américaine en survet' et mocassins tout droit sortie des seconds rôles des Sopranos. Là, j’admets que j’exagère quelque peu… Si tous les américains n’ont pas forcément la " classe américaine ", je pense ici à l’autre qui s’étouffe en bouffant des bretzels, certains " non-américains " l’ont, et Richard Hawley en est le plus brillant exemple. Des compositions magnifiques, une chaleureuse, profonde et somptueuse voix de crooner (et dire que certains osent utiliser ce terme pour le grotesque Dany Brillant)… comment peut-il chanter Born under a bad sign ? Quand on a une voix pareille, on est béni des dieux (je parle de Richard Hawley, bien sûr, pas de Dany Brillant...)

Mais la perfection n’étant pas de ce monde, il fallait bien un titre un peu plus faible que les autres, et c’est ici le cas avec le " royorbinsonien " Hotel Room.

Pour conclure avec un argument de poids :  si vous ne faîtes pas fondre l’être aimé avec cet album, c’est qu’il n’y a aucun espoir… ou qu’il est temps de vous faire à l’idée d’une vie monastique…

 

 

Richard Hawley - Coles Corner

1. Coles corner
2. Just like the rain
3. Hotel room
4. Darlin' wait for me
5. The ocean
6. Born under a bad sign
7. I sleep alone
8. Tonight
9. (Wading through) the waters of my time
10. Who's going to shoe your pretty feet
11. Last orders

L'acheter sur priceminister

Par G.T.
Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire

Commentaires

Recherche

A découvrir

Si vous désirez faire connaître vos musiques et pensez qu'elles peuvent intéresser les lecteurs de ce blog, laissez-moi un lien sous l'article Faites découvrir votre musique

 

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés